Je pressens que l'irruption de 4589.fr et de ses ambitions citoyennes dans un milieu qui ne l'attend pas du tout suscitera tôt ou tard la question de sa légitimité.
Je m'attends à des questions non moins légitimes du genre "qui c'est celui là ?", "de quel droit se permet-il de juger ?", "il représente qui ? quoi ?", "pour qui se prend-il ?"
J'ai beaucoup réfléchi à ces questions et me suis préparé à y répondre, y compris en bridant un peu mon tempérament naturel. Je sais ce que je veux, entraîner une dynamique de développement local humain, durable et démocratique, et je dois en payer le prix notamment en me situant non en leader mais en médiateur, en curieux et non en donneur de leçons, avec empathie et sans agressivité, avec malice mais sans provocations, avec humilité et sans cynisme. Autant de traits de caractère qu'on ne me reconnaît pas toujours spontanément !
Ma légitimité ? totale et plurielle ! :
· Tout citoyen, dans un pays libre, non seulement peut mais devrait s'intéresser de près à la chose publique (res publica en latin, qui a donné République), à l'histoire, la culture, l'écologie...
· Mon intérêt à moi est a priori désintéressé, au moins sur le plan du pouvoir et de l'argent.
o Par rapport au premier je n'exclus rien mais ne raisonne ni n'ai jamais raisonné en ces termes. Être responsable, influent, reconnu me suffit. Égotisme oui, arrivisme non.
o Côté argent, mes ambitions sont – et ont toujours été – modestes : finir normalement ma vie professionnelle pour toucher une retraite décente. J'ai aussi la chance d'avoir quelques économies et n'aspire pas à en avoir davantage.
· Enfin, surtout, la légitimité de mon initiative – que n'importe quel autre acteur individuel ou collectif, privé, associatif ou public aurait pu prendre ! – viendra de son succès. Si la dynamique prend, si l'expérience réussit, j'aurai eu raison de la tenter.
Et sinon, rien de grave : 4589.fr est d'autant plus légitime qu'il ne fait courir à personne de risques physiques ou matériels, sinon à moi-même et encore sont-ils fort limités.
Bref, comme disaient mes aïeux, "si ça ne fait pas de bien, ça ne fera pas de mal".
Vieilles séquelles gauchistes, judéo-chrétiennes et/ou simplement républicaines : il serait pour moi illégitime de ne pas essayer de faire du bien, surtout s'il s'agit de bien public.
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