Ouf ! Après un an de préparation et des semaines de travail intense, je crois pouvoir écrire que le succès est au rendez-vous de mon exposition "Marcel Boussac à Mivoisin" (du 31 octobre au 11 novembre 2009, à la mairie de Dammarie-sur-Loing. Voir les détails et horaires sur l'afficheci-dessus).
J'ai décrit ma démarche dans l'édito de ma Newsletter n°4 (téléchargeable ci-contre, colonne de droite). Extraits :
Tous ceux qui me connaissent seront certainement surpris que j’ai réalisé une exposition consacrée à Marcel Boussac (1889-1980). Ils le seront sans doute plus encore s’ils la visitent ou lisent la plaquette que je coédite avec les Éditions de l’écluse. Elles présentent sous un jour plutôt favorable ce milliardaire, industriel du coton et de la mode (Dior), patron de feu le quotidien L’Aurore, roi des courses de chevaux, grand affairiste et pour le moins politiquement conservateur…Explications.
Marcel Boussac, l’homme le plus riche de France au tournant des années 1950-60 est mort presque ruiné dans son château de Mivoisin, à Dammarie-sur-Loing (Loiret), mon village. Il avait découvert l’endroit en 1918, en compagnie de la femme de sa vie, la grande cantatrice Fanny Heldy. Dès lors qu’ils l’ont acquis, les réceptions, les chasses, l’entretien et l’extension du château et du domaine, passé de 300 à 3600 hectares (un des plus grands de France), ont occupé une place centrale dans la vie de ce couple modèle.
Eh oui, au risque de casser mon image de révolté rebelle et gauchard invétéré, j’ai été plutôt séduit, au fur et à mesure que je m’immergeais dans le fabuleux destin de Marcel et Fanny, par quelques valeurs qu’ils portaient : les goûts du beau, de la nature, du travail, de la perfection, des produits utiles et de qualité, du bien-être des clients et des salariés… Rappelons aussi que Marcel Boussac sacrifia toute sa fortune personnelle pour tenter en vain de sauver son groupe industriel, à la fin des années 1970. Quel grand patron d’aujourd’hui ferait de même ? Souvent réduit à son argent, à ses opinions réactionnaires, à son paternalisme et bien oublié aujourd’hui, Boussac mérite mieux que ça ! Venez, lisez et vous verrez.
Vous pouvez voir des photos du vernissage et de ses suites sur le blog que j'anime pour la Municipalité :CLIQUEZ.
Vous pouvez surtout me contacter pour acquérir l'ouvrage illustré que j'ai réalisé pour l'exposition, coédité par Interstices et les excellentes régionales Editions de l'écluse, de Châtillon-Coligny.
"Je suis Marcel Boussac et je chasse à Mivoisin". 36 pages. 8 Euros (10 € pour le recevoir par la poste; envois en nombre et facture sur demande).
Ci-dessous, le texte de "la quatrième de couverture" :
Ce récit a été créé pour accompagner l’exposition Marcel Boussac à Mivoisin (Dammarie-sur-Loing) organisée par la Municipalité de ce village du Loiret, en novembre 2009.
Père du projet, Jean-Dominique Delaveau, élu du village, - celui de ses aïeux-, consultant, enseignant, journaliste, éditeur multimédia, a souhaité raconter à la première personne la vie du magnat de l’industrie et des courses qui possédait l’immense domaine et le château où il est mort, en 1980, à 90 ans.
Ce « je » n’est pas qu’un jeu de rôles pour se trouver à bon compte dans la peau d’un milliardaire et d’un grand capitaine d’industrie. Il vise à tenter de comprendre et communiquer de l’intérieur la logique et la volonté implacables de l’homme. Une exigence permanente, des manières impériales et souvent autoritaires mais, là est le paradoxe, très souvent aussi empreintes d’humanité, d’inquiétude et de stoïcisme, comme en témoignent tous ceux qui l’ont connu et ont été rencontrés pour bâtir l’exposition.
Paradoxes donc, ambigüités même : plus on connaissait Marcel Boussac et plus on le respectait, l’admirait, l’aimait, d’une façon ou d’une autre. Moins on le fréquentait, plus on pouvait trouver sa démarche politique ou son paternalisme attardés, ambigus, suspects, cyniques, cupides…
En explorant son extraordinaire parcours, ses grandes intuitions, ses innombrables réalisations, son volontarisme, son perfectionnisme et les facettes de sa vie à Mivoisin, on découvre qu’il n’aimait pas que l’argent, le luxe tapageur et la gloire. Il se sentait investi de grands devoirs tant vis-à-vis de ses clients que de ses employés. Il avait aussi le sens des responsabilités et l’amour des siens, à commencer par la femme de sa vie, Fanny Heldy. Il se passionnait aussi pour ses chevaux, la nature, la chasse, le travail…
Les paradoxes et les ambigüités de Marcel Boussac sont aussi ceux de son époque et de son pays. Presqu’un siècle d’histoire de France, avec quelques splendeurs et beaucoup de misères, défile au cours de sa vie : l’ascension puis la chute tempétueuses d’un homme finalement comme les autres.

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