
La découverte de tombes princières à incinération datant du Vème siècle avant J.C. laisse supposer que Châtillon-Coligny était un oppidum celtique dès l'Antiquité.
Au Xème siècle, une motte féodale (tour entourée de murs et fossés de terre) existait, dominant le confluent du Loing et du Milleron.
En 1190, Etienne 1er de Champagne fit construire l’imposant donjon qui demeure aujourd’hui. Cette solide construction hexadécagonale servait alors de solier (habitation) au seigneur et à sa famille, puis de défense ultime du château fort qui fut construit par la suite.

En 1359, durant la guerre de Cent ans, Châtillon fut assiégée et détruite entièrement par les troupes anglaises conduites par Robert Knolles.
L'armée de Robert Knolles voguant vers la France
Louis de Melun décida de reconstruire la ville dans la vallée qu’il fit canaliser et c’est à partir de 1376 que Nicolas Bracque la fortifia de belles murailles percées de trois portes et flanquées de cinq tours dont on voit encore les vestiges.
Châtillon entre dans la Maison des Coligny par le mariage (en 1437) de Catherine Lourdin de Saligny, arrière-petite-fille de Nicolas Bracque avec Guillaume II de Coligny, originaire de Bresse.
En 1464, Jean III de Coligny fils aîné de Guillaume II, s’établit à Châtillon sur Loing et fit construire les grandes terrasses du château.
Son fils, Gaspard 1er, maréchal de France pour sa conduite à Marignan, continua la fortification du château fort.
De son union avec Louise de Montmorency naquirent au château ses quatre fils.
Trois furent célèbres : Odet, nommé cardinal à seize ans, Gaspard II, Seigneur de Châtillon et amiral de France et François, seigneur d’Andelot. Tous trois, après leur conversion au protestantisme, participèrent activement aux guerres de religion dont souffrit beaucoup la ville.
Gaspard II embellit son château par une aile " Renaissance ", l’orangerie, le puits dit de " Jean Goujon " et créa dans la ville, un collège calviniste.
Devenu très influent auprès de Charles IX, il fut assassiné durant la " Nuit de la Saint-Barthélemy " le 24 août 1572 sur ordre de Catherine de Médicis. Ses restes ne furent déposés définitivement qu’en 1851 à Châtillon, dans le seul vestige restant du château de sa naissance.
Elisabeth Isabelle Angélique de Montmorency-Bouteville duchesse de Châtillon, veuve de Gaspard IV de Coligny, arrière-petit-fils de l’amiral, fut une grande dame de la cour de Louis XIV. Elle fonda avec l’accord de la population un couvent de bénédictines dans l’ancien collège calviniste. Les religieuses n’arrivèrent qu’en 1685, année où la duchesse restaura l’Hôtel Dieu construit au XVème siècle et en réforma le fonctionnement, à condition que les jeunes filles de la ville puissent suivre l'école tant au couvent qu’à l’Hôtel-Dieu (aujourd'hui siège du Musée).
Privée d’héritier direct, Isabelle Angélique choisit pour lui succéder son neveu, Paul Sigismond de Montmorency Luxembourg. Cent soixante ans plus tard (1854), le dernier descendant de celui-ci, Charles-Emmanuel-Sigismond, construisit le château actuel sur le pavillon d’entrée de la cour d’honneur du château "Renaissance" qui, comme le château fort, fut démoli vers 1800. Ainsi finit l’histoire des seigneurs de Châtillon sur Loing.
Le célèbre écrivain Colette vécut également dans notre ville. En 1893, elle épousa Henry Gauthier-Villard dit Willy, à Châtillon. Elle aimait particulièrement Châtillon, puisqu’elle écrivit peu avant sa mort à un châtillonnais : "jamais je n’évoque froidement Châtillon, une belle région ! ".
L’histoire de la ville fut rehaussée par les quatre savants Becquerel : Antoine Cesar, Edmond, Henri et Jean, quatre générations de physiciens et chimistes qui firent entrer la petite ville dans l’ère scientifique moderne, avec notamment la découverte de la radioactivité naturelle en 1896 par Henri, prix Nobel de Physique en 1903.
Appelée Châtillon-Coligny depuis 1896, la cité conserve encore aujourd’hui son cachet de ville moyenâgeuse, à découvrir en flânant dans ses vieilles rues.
Source : le site (actuellement fermé ?) du château de Chatillon :http://www.chateau-coligny.com/pages/histoire.html





















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